Facture électronique : trahison après des années
d'endormissement ...
Durant des années, la facture électronique nous a été
présentée comme :
-
Une formidable possibilité d’automatisation de
la comptabilisation des factures grâce à un format à la fois lisible (PDF) et
uniformisé (en xml)
-
Une extension du système actuellement d’envoie
des factures à l’Etat dans les marchés publics, la plateforme Chorus, l’Etat allant
ouvrir une plateforme du même type, publique et gratuite, aux entreprises,
On pouvait même espérer finalement que ce système permette
de supprimer la TVA, impôt inuste par nature, et dont la lourdeur
administrative avait été justifiée par son utilité comme outil de contrôle fiscal,
puisque la transmission des factures elles mêmes offrait une alternative plus
performante.
Puis, « au dernier moment », l’Etat annonce
que, non, il ne proposera pas de plateforme publique. Et en prime, obligera à
un système démentiel de déclaration des règlements des factures.
Bref, l’Etat français offre sur un plateau, à des
entreprises privées, nos données surveillables au jour le jour.
Trahison.
Certes, l’Etat lui-même recourant largement à des entreprises
privées, internes ou externes, on peut
penser que la différence n’est pas si grande …
Il n’empêche que si l’on reprend la chronologie des annonces
faites, il est manifeste que notre vigilance a été endormie, et que cela soit
sciemment ou pas peu importe.